La saponification est un processus chimique : la rencontre romantique entre un corps gras et une solution de soude caustique.

Et c’est là que c’est fou et beau à la fois : en mesurant précisément les matières, les mélangeant à bonne température, la transformation se fait lors d’un simple mixage.
Et paf, ça fait du savon. Et de la glycérine aussi (vous savez, cette viscosité qui peut se former sur votre savon s’il est trop exposé à l’humidité longtemps). La glycérine, c’est parfait pour votre peau, puisqu’elle l’hydrate.

Mes matières sont à peine chauffées (max. 45°C selon les matières) et gardent toutes leurs propriétés (une grande maison dans le sud et une en Sibérie).

L’eau que j’utilise est filtrée afin d’être déminéralisée et ne pas compromettre la solution de soude. 

Le miel est à peine chauffé (max. 30°) sinon il se dégrade. C’est pas le but je pense.

Les huiles plus fragiles (chanvre, rose musquée) sont conservées à basse température et à l’abri de la lumière pour ne pas les rancir. Toutes d’ailleurs, tant qu’à faire, en fait.

J’ai choisi des fragrances plutôt que des huiles essentielles suite à une longue réflexion : ces dernières sont, à mes yeux, trop précieuses et trop onéreuses. A mon sens, elles doivent garder leurs vertus thérapeutiques. De plus, femmes enceintes et enfants ne peuvent les utiliser. Les fragrances sont des parfums travaillées pour la cosmétique, sélectionnées pour la saponification, et certaines ne contiennent pas d’allergènes (sinon ils sont indiqués sur l’étiquette). Je ne les dose que très peu, histoire d’être agréable et non écœurant. C’est pas le but.

Les savons, une fois démoulés, sont en “cure” (sèchent) pendant 5 semaines minimum à un taux d’humidité et une température stable sur de jolies étagères en bois.

Voilà pourquoi l’artisanat, qualitativement, c’est important. Maintenant, je vous laisse regarder les vidéos que j’ai réalisées avec amour!