Adenzione, adenzione
(vous appréciez mon mauvais accent écrit?)

Le terme « naturel » est souvent recherché, mais on ne sait pas toujours ce qu’il cache.
Et je dis « on » parce que je m’inclus aussi dans le processus de réflexion.
On imagine très souvent que le naturel est inoffensif : un exemple (totalement pris au hasard) est celui des huiles essentielles, bourrées d’allergènes et pouvant être toxiques à fortes doses. Et pourtant formidables lorsque bien utilisées et en connaissance (réelle) des choses.
L’inoffensif, on le banalise… puisque justement, c’est inoffensif. Donc on banalise le naturel (CQFD).

Alors on se retrouve à vouloir en mettre partout, tout le temps. On veut faire les choses bien… et malheureusement on peut se tromper. Et l’amalgame est créé (IT’S ALIVE!).

Autre exemple pris au hasard : un tigre est naturel, mais peut s’avérer dangereux dans un salon avec des enfants.

Où est-ce que je veux en venir?

En ce qui concerne le savon artisanal, l’emploi de l’expression « à base de matières naturelles » serait plus juste. Des huiles végétales, du miel, du lait, des beurres ; quand bien même on pourrait chipoter en rappelant que ce sont elles aussi des matières transformées. Bon, jusqu’à présent, se laver avec des olives n’a pas été très pertinent. C’est peut-être parce que c’est trop long à dire d’ailleurs, « savon à base de matières naturelles » : alors on raccourcit et on dit « savons naturels ». C’est plus accrocheur. Et les raccourcis, c’est comme l’inoffensif, c’est tentant et plus facile, mais ce n’est pas toujours la meilleure des voies.
Alors, sans appeler à la paranoïa sur les produits consommables, ce sera peut-être une nouvelle piste de réflexion et une méfiance plus aiguisée sur le « green washing » des grandes enseignes!

Pour résumer : un cheval pas cher, c’est rare. Tout ce qui est rare est cher. Donc un cheval pas cher c’est cher.
Merci, bisous.